Mme Marthe Devin ouvre une ambulance le 6 août 1914 à son domicile

Publié le par Musée municipal de Sedan

Lettre de Marthe Devin pour l'ouverture d'une ambulance à son domicile, 6 août 1914, coll. particulière.

Lettre de Marthe Devin pour l'ouverture d'une ambulance à son domicile, 6 août 1914, coll. particulière.

Mme Marthe Devin ouvre une ambulance le 6 août 1914 à son domicile

Marie "Marthe" Alice Pingard, épouse Devin, est née à Sedan en 1872. Elle a vécu à Sedan durant le conflit loin de son mari mobilisé et de ses enfants qui étaient avec leur grand-mère maternelle à Saint-Denis-d'Oléron. Son arrière-petit-fils tient un blog depuis août 2014 pour publier les archives de sa famille originaire de Sedan. Il nous fait partager quelques-uns de ses documents en lien avec l'occupation de la ville. Ici une lettre du 6 août 1914 où Marthe indique qu'elle ouvre une ambulance médicale de fortune à son domicile.

En 1896-1897, Marthe a reçu une formation d’infirmière à l’hôpital militaire de Sedan et elle est membre de l'Association des Dames françaises (une des organisations ancêtres de la Croix-rouge française) depuis 1893. En août 1914, de retour de l'île d'Oléron, où elle a laissé ses deux filles et fait ses adieux à son époux mobilisé Paul Devin (notaire et commandant des sapeurs-pompiers à Sedan), il lui paraît naturel d'offrir ses services aux soldats blessés français en ouvrant deux ambulances de fortune, une à Sedan rue Nassau (actuelle avenue Eugène Franquin) et une au château du Haut-Montvillers près de La Moncelle (sur la commune de Bazeilles).

Ce premier document du début de la guerre écrit par Marthe Devin, inaugure son engagement de femme tout au long du conflit, courageuse et déterminée à accomplir son devoir, comme elle le dit si bien dans son journal retranscrit par son arrière-petit-fils. Elle s'engage à entretenir cette ambulance toute la durée de la guerre. Mais elle ne sait pas encore à cette période, pour combien de temps, et dans quelles conditions, elle continuera à vivre à Sedan jusqu'à la libération en novembre 1918.

Après avoir accueilli et évacué des blessés français (lire absolument son épopée du 25 août 1914 face aux uhlans !), puis soigné des blessés allemands, ses ambulances sont totalement fermées le 21 octobre 1914. Elle met ensuite à disposition ses salles vides au principal du collège Turenne, évacué pour y installer un Lazaret (hôpital militaire allemand).

Nous retrouverons bientôt Marthe dans d'autres articles de ce blog.

Nous remercions M. Dominique Abit pour la mise à disposition de ses archives familiales.

Son blog "Souvenirs Oléron-Sedan 1914-2014" :

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